Hématologie

Référent interne

Amandine DURAND –

Coordonateur local

Pr J.-N. BASTIE –

Au CHU de Dijon

L’équipe

  • Dr Denis CAILLOT (PH) : Chef de service, travaille en unité de soins intensifs
  • Pr Jean-Noël BASTIE (PU-PH) : activité polyvalente, en HJ
  • Dr René Olivier CASASNOVAS (PH) : spécialisé en lymphome, en HJ
  • Dr Ingrid LAFON (PH) : spécialisée en leucémie aiguë/myélome, en unité de soins intensifs
  • Dr Camille FAVENNEC (PH) : activité polyvalente, en hôpital de jour
  • Dr Nuri AHWIJ (PH) : activité polyvalente, en hôpital de jour
  • Dr Cédric ROSSI (PH) : spécialisé en lymphome, en HJ
  • Dr Philippine ROBERT (ACC) : spécialisé en lymphome, en HJ
  • Dr Alexandre PAYSSOT (Assistant spécialiste) : spécialisé en myélome et LAM, en HJ/HC

Le service

Le service est divisé en deux activités différentes :

1) L’hôpital de jour (8h30 – 19h30)

Activité intense et très polyvalente avec en moyenne 60 à 80 patients/jour : chimiothérapie
ambulatoire (lymphome, LLC, myélome, LAM, myélodysplasie, SMP), transfusion, bilan
d’évaluation, réalisation de gestes techniques (myélogramme, biopsie ostéo-médullaire,
ponction lombaire, …), elle concerne au minimum 3 médecins et 2 à 3 internes.

2) Le secteur d’hospitalisation conventionnelle et soins intensifs (7h45 – 18h30)

  • Environ 20 lits de soins intensifs : autogreffe de cellules souches pour myélome et
    lymphome, CAR-T cells pour lymphome, chimiothérapie d’induction et de consolidation
    de leucémie aiguë, gestion des complications infectieuses/CIVD
  • Environ 10 lits de secteur conventionnel : chimiothérapie de myélome et lymphome
    Il concentre une activité intense avec visite séniorisée tous les jours, pas mal de turn-over,
    de gestes (myélogramme, PBO, ponctions lombaires, pose de voies centrales…)
    Globalement, l’activité est dense, les horaires prenants comme beaucoup de spécialités médicales.

L’allogreffe de cellules souches n’est pas réalisée au CHU de Dijon
mais au CHU de Besançon.

L’activité de recherche du service est très développée avec de nombreux protocoles ouverts notamment dans les hémopathies lymphoïdes, et une équipe d’ARC dynamique.

Stages en périphérie

Un seul centre à l’heure actuelle propose un stage d’hématologie en périphérie : le Centre
Hospitalier William Morey à Chalon-sur-Saône.

Il s’agit d’un service d’oncohématologie, accueillant 3 hématologues & 2 oncologues, pratique pour voir un peu d’oncologie tout en continuant à faire de l’hématologie. L’activité est double :

  • Un hôpital de jour commun à différentes spécialités : 1 sénior et 1 interne pour 15 patients
    d’hématologie ou d’oncologie médicale ou d’onco-gastroentérologie ;
  • Un secteur d’hospitalisation : 60% d’hématologie (chimiothérapie de myélome et
    lymphome, induction de LAM du sujet âgé, 4 lits d’aplasie pour la gestion des
    complications infectieuses) et 40% d’oncologie (chimiothérapie ORL et urothéliale, soins
    palliatifs)

On peut néanmoins réaliser d’autres stages dans les centres périphériques : médecine interne, néphrologie, réanimation… Les centres principaux sont Chalon-sur-Saône et Macon.

Gardes

Lors de la phase socle, les gardes sont assurées au SRAU, sous couvert d’un sénior, ou d’étage au CHU (on est appelé pour gérer les problèmes dans les services de médecine).
En plus de cette ligne de garde, les internes de phase socle doivent participer aux samedi et dimanche matin dans le service d’hématologie sous couvert d’un sénior (environ 5/ semestre).

Depuis Novembre 2018, une ligne d’astreinte a été créée pour les internes en phase
d’approfondissement ou de consolidation. Nous n’assurons pas une ligne d’astreinte complète et ne doublons que les vieux chefs. Le sénior est joignable à tout moment et fait la visite avec l’interne le samedi et dimanche matin. Une contre-visite est tenue à 17h le week-end et à 23h en semaine et le week-end. Cela revient à 1 week-end/mois (vendredi soir au lundi matin) et environ 2 à 3 astreintes de semaine/mois.

Lors des stages en périphérie, les gardes sont assurées aux urgences ou en réanimation médicale le cas échéant.

Formation

On commence par 1 an en hématologie au CHU de manière systématique avec 6 mois d’hôpital de jour et 6 mois de soins intensifs. En moyenne 5 semestres sur 10 sont effectués en hématologie au CHU.

Le reste est assez libre, certains stages sont conseillés (médecine interne, réanimation médicale, laboratoire d’hématologie ou laboratoire d’anatomopathologie, …)

Des cours sont assurés dans le service par le Pr BASTIE, deux fois par mois avec à chaque fois une présentation d’article sur le thème choisi assurée par un des internes du service.

Tous les 6 mois a lieu un congrès interrégional Hématologie de l’Est regroupant les hématologues des centres de Dijon, Besançon, Reims, Nancy et Strasbourg. Ce congrès dure 2 jours et permet de présenter les actualités. La présence à ce congrès est obligatoire pour les internes de la nouvelle réforme, et des cas cliniques sont régulièrement présentés par les internes.

Nous avons également la possibilité de participer au congrès annuel de la Société Française d’Hématologie.

Des cours de DES ont lieu à Paris (à 1h30 en TGV de Dijon) une fois par mois, le vendredi, sur des thématiques variées. Il nous est possible d’y participer, sous réserve d’assurer la continuité des soins dans le service. Les cours sont dans tous les cas disponibles en ligne.

Il n’y a pas de problème pour la réalisation d’inter-CHU ou d’échanges (Besançon) principalement pour découvrir l’allogreffe puisque celle-ci n’est pas réalisée à Dijon.

L’avenir

Pour le moment, pas de problème pour obtenir un poste de chef au CHU, bien que la demande soit de plus en plus forte avec l’augmentation du nombre d’interne par promotion.

Le master 1 n’est pas obligatoire pour l’obtention d’un poste au CHU, mais devient de plus en plus conseillé. Il n’y a pas d’obligation non plus à la réalisation d’un master 2.

En ce qui concerne les centres périphériques, possibilité d’un assistanat partagé Chalon/Dijon ou Macon/Dijon avec projet de développer l’activité hématologiques à Macon dans les prochaines années, donc potentiellement des postes à pourvoir.

En bref

  • service dynamique avec activité de recherche importante
  • formation complète et très autonomisante
  • bonne ambiance entre interne avec un esprit de solidarité

  • pas d’allogreffe de cellules souches mais possibilité d’aller se former ailleurs
  • difficultés à aller en cours de DES à Paris mais possibilité de rattraper lescours en ligne